The North Face CCC 2009

(Courmayeur-Champex-Chamonix)

100 Kilomètres

5 600 mètre de dénivelé positif

3 Pays traversés

51 Pays représentés


 



Avec ses trois lettres, la « CCC » Courmayeur-Champex-Chamonix vaut 100 Km pour un dénivelé positif de 5 600 M…A boucler en 26H !

Sa dimension en fait un des Ultra les plus exigeant de l’hexagone.

La CCC remplit le rôle pour lequel elle a été conçue. C’est un accessit pour l’UTMB ou la Diagonale des Fous, une passerelle, un apprentissage pour toucher du doigt ce que peut représenter une course vraiment dure. Cet Ultra sera pour moi mon ticket pour la prochaine Diagonale des Fous sur l’île de la Réunion.


Côté entraînement, j’avais remis le couvert une semaine après le Trail de Guerlédan. J’ai enchaîné de gros entraînements avec 5 sorties par semaine, dont une en condition de course, chaque samedi. La motivation était bien là et j’étais prêt à en découdre sur ce fabuleux tracé et mes premiers 100 bornes !

Côté matériel, tout a été testé a l’entraînement et j’ai surtout travaillé le rangement du sac, afin que les 5 kilos de matériels de survie que je porterai tout au long du parcours me soient accessibles facilement et rapidement.


 


 


Vendredi 28 août, Courmayeur est une commune du Val d’Aoste en Italie, au débouché du tunnel du Mont Blanc.

Il règne une superbe ambiance au départ. Sans nul doute qu’a une autre date la CCC revêtirait une ampleur bien supérieure à ce qu’elle est actuellement. La course présente cette année un plateau comme jamais il n’y avait eu jusque-là : Thomas Lorblanchet (champion du monde de Trail), Guillaume Le Normand (vainqueur 2008), Ludovic Pommeret (2e de la Diagonale des Fous 2009), Didier Mussard (2e de la Diagonale des Fous 2008), Nikolaos Kalofyris ( 2e de l’Olympus Marathon), Jean Yves Rey (Vainqueur du Marathon du Mont Blanc).


La météo est belle, soleil et ciel bleu dégagé. Le départ est donné à 10H après les 3 hymnes nationales (Suisse, France, Italie). Dés les premiers kilomètres, 3 hommes s’échappent, Rey, Kalofyris et Thomas Lorblanchet. Je pars tranquillement, heureux de me retrouver là, contient de la difficulté qui m’attend. La course est longue et la gestion de l’effort commence dès le départ. Des centaines de supporters sont amassés le long de la route, applaudissant les 1 800 Traileurs défilant dans les rues de Courmayeur. Direction la tète de la Tronche, point culminant de la course à 2 584 M.


Après 7 Km de mise en jambe, j’arrive à Planpincieux, début de la 1e ascension. J’ai légèrement accéléré le pas de peur d’être bloqué dans la montée, dans un bouchon qui ne trouvera fin qu’au sommet, soit 9 Km plus haut. Je pense avoir pris une bonne option, car la file indienne des participants s’allonge facilement. Je grimpe sans être vraiment gêné par d’autres concurrents dans  la montée. J’avance d’un pas régulier et dès que le terrain me le permet, je mets en route la petite foulée.


Après 1H40 de course me voilà au refuge Bertone à 1 990 M d’altitude. Premier pointage, je suis bien en jambe et je n’ai aucun bobo ni mot ressenti. Je bois régulièrement, pas trop sucré car le soleil tape et l’altitude accélère la déshydratation. Il faut donc être régulier dans la prise de boisson. On attaque alors la partie la plus raide de cette ascension : 4 Km pour 650M+. Le sentier est étroit, sinueux et très pentu. L’ascension se fait plus lente et il faut sans cesse réguler son allure en fonction du pourcentage rencontré.


 



Km 16 la Tête de la Tronche à 2 584M. La 1e ascension du jour est atteinte… Sans difficulté.

Je profite alors de la descente qui se présente pour allonger le pas tout en me réalimentant. Le massif du Mont Blanc s’ouvre à gauche du sentier alors que je foule maintenant les herbages de haute altitude. L’hélicoptère de la course fouette l’air au-dessus de nos têtes, caméra embarquée comme pour mieux graver sur pellicule ce moment magique, si privilégié. Le paysage est fabuleux, alors je savoure, je déguste… Jusqu’à Arnuva au Km 26.


4 H 25 minutes, nouveau pointage. Je profite de ce poste pour marquer une courte pause. Je me badigeonne de crème solaire, j’avale une soupe de vermicelles, un verre de coca et je repars. En route pour la seconde difficulté : l’ascension du Grand Col Ferret, 5 Km pour 800M+.


J’endure, je souffre. Je comprends alors tout de suite que les efforts lâchés dans la montée de la Tête de la Tronche étaient trop importants… Je suis parti trop vite et je le paie cash !


L’ascension m’est pénible, j’avance au ralenti et, à chaque arrêt, je ressens les vertiges de l’altitude. Nous ne sommes pourtant qu’a 2 500M, mais même à ce niveau, l’oxygène se raréfie en  plein effort, le souffle se fait court, le cœur s’accélère.


Si nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer l’Utra-endurance et notemment en montagne, nous restons des cas particuliers. Capable du pire comme du meilleur, recherchant l’euphorie et trouvant souvent la douleur, nous naviguons sans cesse du glacé au brûlant, du noir au blanc. Mais par expérience je sais que chaque difficulté à une fin…Alors je prends mon mal en patience et je lutte jusqu’au Km31 à 2 537M d’altitude. Je me sens vidé et le vent bien présent au sommet refroidi considérablement la température. J’enfile ma veste coupe vent et je profite de cette nouvelle descente pour faire le plein d’énergie. Le Grand Col Ferret marque la frontière en l’Italie et la Suisse.


Nous voilà donc à présent dans la région du Valais. 19Km de descente où je n’arrive toujours pas à récupérer. Cette descente me semble interminable, ne trouvant toujours pas l’énergie nécessaire pour relancer ma course. Quel calvaire ! Je suis touché mentalement et il faut absolument se ressaisir, trouver du positif. La course est encore bien longue, il faut être patient, attendre que l’organisme retrouve son tour de soupape.

Ma galère ne prendre fin que 24 Km plus loin !


Km 55, j’arrive enfin à Champex après 10H20 de course et 4h30 de physique ralenti, de mental à la dérive.

Champex, base de vie à mi-parcours mais aussi pour moi point de renaissance. La situation se dénoue incroyablement. Je décide de prendre un peu de temps…Je change de tee short, de chaussettes et je m’attaque à un plat de pâtes, une soupe de vermicelles et un yaourt. Je quitte Champex regonflé à bloc, rejoingniant la nuit avec entrain et sérénité.

J’attaque la montée redoutée de Bovine…Avec plénitude.


Ce qui va se passer cette nuit-là est une des raisons pour laquelle j’aime tant ce sport. Une sensation de liberté illimitée, une harmonie fabuleuse avec la nature, l’absence de difficulté perçue lors de la progression. 600M+ pour une distance de 4 Km avec 64 bornes au compteur.

Je suis dans mon élément, je grimpe à bonne allure sans m’arrêter, en rythme, grattant un bon paquet de places au classement. Puis vient la descente vers Trient, la partie la plus rapide du parcours a mon sens et la plus amusante. En à peine une heure, j’ai dévalé les 6 Km de descente abrupte pour rejoindre Trient. Nouveau pointage, une petite soupe, un verre de thé sucré et c’est reparti pour une nouvelle montée : direction Catogne à 5 Km pour 700M+.


Les bornes fils et toujours au top de ma forme, en bon grimpeur, j’avale cette montée pourtant froide, emplie d’un brouillard à couper au couteau. Nouveau pointage au sommet :15H43 de course, 51 places gagnées et 75 Km emmagasiné…Et c’est repartis pour une nouvelle descente de 5 Km pour 1 000M-.

Je dévale à bonne allure avec prudence le terrain humide et racineuse. Je quitte la Suisse pour retrouver la France.

Nouveau pointage à Vallorcine : 16H50 de course, seulement deux places gagnées et 80 Km au compteur. Je prends le temps de me ravitailler car à ce stade de la course, on rentre dans la gestion de la longue distance. Le mental prend le relais du physique qui commence à être sérieusement endommagé et pour certain Vallorcine marquera la fin de l’aventure.

J’attaque alors la dernière ascension de cette course : La Tête aux Vents, 7 Km de montée pour 1 000M+.


Comme Bovine et Catogne, j’aborde cette ascension avec aisance en rattrapant un par un mes concurrents. Le  brouillard toujours présent rend difficile le suivi du balisage et l’humidité qu’il concentre nous refroidis de la tête aux pieds. Le dernier kilomètre avant le sommet est très rocailleux et très pentu. Frigorifié je peine à atteindre le sommet et le brouillard toujours aussi dense, me poussera à perdre le balisage pendant quelques minutes.


En abordant la descente de la Flègere je me cale dans la foulé d’un couple de Traileur. Voici encore une des raisons pour lesquelles j’aime temps ce sport. Cette sensation ou nous sommes tous dans le même effort, le même privilège, la même aventure humaine sans distinction de sexe, de classe social ni même d’age. Nous sommes tous à la recherche du bonheur, d’une découverte intérieure, une victoire sur soi-même…Avec humilité.


Le jour se lève. Il est 6H30 et j’éteins le faisceau lumineux ma frontale. La seule lumière qui m’éclaire à présent est la ville illuminée de Chamonix. 7 Km de descente avec les jambes bien lourdes et le pas hésitant.

J’entre enfin dans Chamonix et les spectateurs sont déjà (ou encore ?) bien nombreux à l’arrivée. La douleur disparaît comme par enchantement, la foulée s’allonge naturellement pour finir cette course extrême au sprint. 455 ème après 21H24 minutes et 57 secondes d’effort et de bonheur.


Avec ses trois lettres, la « CCC » Courmayeur-Champex-Chamonix vaut 100 Km pour un dénivelé positif de 5 600 M…A boucler en 26H !

Sa dimension en fait un des Ultra les plus exigeant de l’hexagone.


La CCC remplit le rôle pour lequel elle a été conçue. C’est un accessit pour l’UTMB ou la Diagonale des Fous, une passerelle, un apprentissage pour toucher du doigt ce que peut représenter une course vraiment dure. Cet Ultra sera pour moi mon ticket pour la prochaine Diagonale des Fous sur l’île de la Réunion.


Côté entraînement, j’avais remis le couvert une semaine après le Trail de Guerlédan. J’ai enchaîné de gros entraînements avec 5 sorties par semaine, dont une en condition de course, chaque samedi. La motivation était bien là et j’étais prêt à en découdre sur ce fabuleux tracé et mes premiers 100 bornes !

Côté matériel, tout a été testé a l’entraînement et j’ai surtout travaillé le rangement du sac, afin que les 5 kilos de matériels de survie que je porterai tout au long du parcours me soient accessibles facilement et rapidement.


Vendredi 28 août, Courmayeur est une commune du Val d’Aoste en Italie, au débouché du tunnel du Mont Blanc.

Il règne une superbe ambiance au départ. Sans nul doute qu’a une autre date la CCC revêtirait une ampleur bien supérieure à ce qu’elle est actuellement. La course présente cette année un plateau comme jamais il n’y avait eu jusque-là : Thomas Lorblanchet (champion du monde de Trail), Guillaume Le Normand (vainqueur 2008), Ludovic Pommeret (2e de la Diagonale des Fous 2009), Didier Mussard (2e de la Diagonale des Fous 2008), Nikolaos Kalofyris ( 2e de l’Olympus Marathon), Jean Yves Rey (Vainqueur du Marathon du Mont Blanc).


La météo est belle, soleil et ciel bleu dégagé. Le départ est donné à 10H après les 3 hymnes nationales (Suisse, France, Italie). Dés les premiers kilomètres, 3 hommes s’échappent, Rey, Kalofyris et Thomas Lorblanchet. Je pars tranquillement, heureux de me retrouver là, contient de la difficulté qui m’attend. La course est longue et la gestion de l’effort commence dès le départ. Des centaines de supporters sont amassés le long de la route, applaudissant les 1 800 Traileurs défilant dans les rues de Courmayeur. Direction la tète de la Tronche, point culminant de la course à 2 584 M.

Après 7 Km de mise en jambe, j’arrive à Planpincieux, début de la 1e ascension. J’ai légèrement accéléré le pas de peur d’être bloqué dans la montée, dans un bouchon qui ne trouvera fin qu’au sommet, soit 9 Km plus haut. Je pense avoir pris une bonne option, car la file indienne des participants s’allonge facilement. Je grimpe sans être vraiment gêné par d’autres concurrents dans  la montée. J’avance d’un pas régulier et dès que le terrain me le permet, je mets en route la petite foulée.


Après 1H40 de course me voilà au refuge Bertone à 1 990 M d’altitude. Premier pointage, je suis bien en jambe et je n’ai aucun bobo ni mot ressenti. Je bois régulièrement, pas trop sucré car le soleil tape et l’altitude accélère la déshydratation. Il faut donc être régulier dans la prise de boisson. On attaque alors la partie la plus raide de cette ascension : 4 Km pour 650M+. Le sentier est étroit, sinueux et très pentu. L’ascension se fait plus lente et il faut sans cesse réguler son allure en fonction du pourcentage rencontré.


Km 16 la Tête de la Tronche à 2 584M. La 1e ascension du jour est atteinte… Sans difficulté.

Je profite alors de la descente qui se présente pour allonger le pas tout en me réalimentant. Le massif du Mont Blanc s’ouvre à gauche du sentier alors que je foule maintenant les herbages de haute altitude. L’hélicoptère de la course fouette l’air au-dessus de nos têtes, caméra embarquée comme pour mieux graver sur pellicule ce moment magique, si privilégié. Le paysage est fabuleux, alors je savoure, je déguste… Jusqu’à Arnuva au Km 26.


4 H 25 minutes, nouveau pointage. Je profite de ce poste pour marquer une courte pause. Je me badigeonne de crème solaire, j’avale une soupe de vermicelles, un verre de coca et je repars. En route pour la seconde difficulté : l’ascension du Grand Col Ferret, 5 Km pour 800M+.


J’endure, je souffre. Je comprends alors tout de suite que les efforts lâchés dans la montée de la Tête de la Tronche étaient trop importants… Je suis parti trop vite et je le paie cash !

L’ascension m’est pénible, j’avance au ralenti et, à chaque arrêt, je ressens les vertiges de l’altitude. Nous ne sommes pourtant qu’a 2 500M, mais même à ce niveau, l’oxygène se raréfie en  plein effort, le souffle se fait court, le cœur s’accélère.


Si nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer l’Utra-endurance et notemment en montagne, nous restons des cas particuliers. Capable du pire comme du meilleur, recherchant l’euphorie et trouvant souvent la douleur, nous naviguons sans cesse du glacé au brûlant, du noir au blanc. Mais par expérience je sais que chaque difficulté à une fin…Alors je prends mon mal en patience et je lutte jusqu’au Km31 à 2 537M d’altitude. Je me sens vidé et le vent bien présent au sommet refroidi considérablement la température. J’enfile ma veste coupe vent et je profite de cette nouvelle descente pour faire le plein d’énergie. Le Grand Col Ferret marque la frontière en l’Italie et la Suisse.


Nous voilà donc à présent dans la région du Valais. 19Km de descente où je n’arrive toujours pas à récupérer. Cette descente me semble interminable, ne trouvant toujours pas l’énergie nécessaire pour relancer ma course. Quel calvaire ! Je suis touché mentalement et il faut absolument se ressaisir, trouver du positif. La course est encore bien longue, il faut être patient, attendre que l’organisme retrouve son tour de soupape.

Ma galère ne prendre fin que 24 Km plus loin !


Km 55, j’arrive enfin à Champex après 10H20 de course et 4h30 de physique ralenti, de mental à la dérive.

Champex, base de vie à mi-parcours mais aussi pour moi point de renaissance. La situation se dénoue incroyablement. Je décide de prendre un peu de temps…Je change de tee short, de chaussettes et je m’attaque à un plat de pâtes, une soupe de vermicelles et un yaourt. Je quitte Champex regonflé à bloc, rejoingniant la nuit avec entrain et sérénité.

J’attaque la montée redoutée de Bovine…Avec plénitude.


Ce qui va se passer cette nuit-là est une des raisons pour laquelle j’aime tant ce sport. Une sensation de liberté illimitée, une harmonie fabuleuse avec la nature, l’absence de difficulté perçue lors de la progression. 600M+ pour une distance de 4 Km avec 64 bornes au compteur.

Je suis dans mon élément, je grimpe à bonne allure sans m’arrêter, en rythme, grattant un bon paquet de places au classement. Puis vient la descente vers Trient, la partie la plus rapide du parcours a mon sens et la plus amusante. En à peine une heure, j’ai dévalé les 6 Km de descente abrupte pour rejoindre Trient. Nouveau pointage, une petite soupe, un verre de thé sucré et c’est reparti pour une nouvelle montée : direction Catogne à 5 Km pour 700M+.


Les bornes fils et toujours au top de ma forme, en bon grimpeur, j’avale cette montée pourtant froide, emplie d’un brouillard à couper au couteau. Nouveau pointage au sommet :15H43 de course, 51 places gagnées et 75 Km emmagasiné…Et c’est repartis pour une nouvelle descente de 5 Km pour 1 000M-.

Je dévale à bonne allure avec prudence le terrain humide et racineuse. Je quitte la Suisse pour retrouver la France.

Nouveau pointage à Vallorcine : 16H50 de course, seulement deux places gagnées et 80 Km au compteur. Je prends le temps de me ravitailler car à ce stade de la course, on rentre dans la gestion de la longue distance. Le mental prend le relais du physique qui commence à être sérieusement endommagé et pour certain Vallorcine marquera la fin de l’aventure.

J’attaque alors la dernière ascension de cette course : La Tête aux Vents, 7 Km de montée pour 1 000M+.


Comme Bovine et Catogne, j’aborde cette ascension avec aisance en rattrapant un par un mes concurrents. Le  brouillard toujours présent rend difficile le suivi du balisage et l’humidité qu’il concentre nous refroidis de la tête aux pieds. Le dernier kilomètre avant le sommet est très rocailleux et très pentu. Frigorifié je peine à atteindre le sommet et le brouillard toujours aussi dense, me poussera à perdre le balisage pendant quelques minutes.


En abordant la descente de la Flègere je me cale dans la foulé d’un couple de Traileur. Voici encore une des raisons pour lesquelles j’aime temps ce sport. Cette sensation ou nous sommes tous dans le même effort, le même privilège, la même aventure humaine sans distinction de sexe, de classe social ni même d’age. Nous sommes tous à la recherche du bonheur, d’une découverte intérieure, une victoire sur soi-même…Avec humilité.


Le jour se lève. Il est 6H30 et j’éteins le faisceau lumineux ma frontale. La seule lumière qui m’éclaire à présent est la ville illuminée de Chamonix. 7 Km de descente avec les jambes bien lourdes et le pas hésitant.


J’entre enfin dans Chamonix et les spectateurs sont déjà (ou encore ?) bien nombreux à l’arrivée. La douleur disparaît comme par enchantement, la foulée s’allonge naturellement pour finir cette course extrême au sprint. 455 ème après 21H24 minutes et 57 secondes d’effort et de bonheur.