55 KM et 1 600 mètres de déniv +

1 ère course cette année et beau cadeau d’anniversaire !



Depuis 4 ans, chaque week-end de la Pentecôte, le challenge Salomon Endurance fait étape en plein cœur de la Bretagne, en Côte d’Armor, autour côté du lac de Guerlédan et de la forêt de Quénécan. C'est un rendez-vous majeur pour la communauté trail du grand ouest. C’est même « la grosse épreuve trail bretonne ». Des bois, de la pierre, et de la lande à perte de vue. Avec, au coeur de ce paysage subjuguant, un lac aux allures canadiennes.

Les novices viennent ici se confronter à la réputation de ''vrai'' trail. Pour ma part, comme pour celle des vieux briscards, je viens ici pour peaufiner (en terre natal) ma préparation pour la CCC (The North Face Courmayeur-Champeix-Chamonix) en aout prochain. Quand aux montagnards, ils viennent découvrir la spécificité du terrain breton : plat et humide… Les clichés tiennent bon !


9h du matin. Le soleil tape déjà… ça nous promet une chaude journée ! On est près de 750 Trailleurs à s’élancer, sur un parcours, qui cette année en surprendra plus d’un: un tracé différent, un tour du lac dans l'autre sens et trois kilomètres supplémentaires donnent une seconde jeunesse à l'épreuve et une motivation supplémentaire pour les fidèles.

Le 1er cliché tombe… La chaleur s'est invitée à la fête ! Et le terrain promet d’être sec. Après une boucle de 5km empruntant le canal de Nantes à Brest puis une sévère montée dans le bois de l'abbaye, je retrouve le site de départ pour me lancer dans les landes de Liscuit. Je suis bien positionné dans les 100 premiers, bien en jambe, mais je le sens déjà… je suis partis trop vite !... 1er erreur.


En tête, il y a comme un air de championnat de Bretagne. David Pasquio, Olivier Le Guern, Johann Sérazin, Thierry Mercereau, Thierry Gallou, Eric Guilloux, Denis Caillibot, Thierry Mest, Laurent Garniel, Tony Le Bourdon... Il y a peu d'absent !

C'est Pascal Giguet qui place la première banderille ! Dans les landes, il s'échappe seul en tête. Erik et David contrôle à une petite minute.


Le km 18 marque l'entrée sur les rives du lac et le lieu du 1er ravitaillement. Un moment de relâchement et je commets là ma seconde erreur. Je marque un cours arrêt, juste le temps de refaire le plein d’eau… Mais au bout de quelques mètres, je sens le liquide frais couler sur mon dos…j’ai mal refermé mon Camel bak et sont contenu est en train de se vider ! Non seulement, mon arrêt  à ce ravitaillement n’a servi à rien mais en plus je perds de précieuses places dans la course. Il va falloir que je me contente de limiter les dégâts en buvant, le peu d’eau qu’il me reste avec parcimonie, jusqu’au prochain ravitaillement… dans 14 km !


Les kilomètres passent et malgré quelques légères douleurs à la cheville gauche, je me sens bien à l’aise sur ce parcours.


Le trail de Guerlédan est usant. Ce n'est pas plat... Le dernier cliché tombe ! La répétition de petites montées et descentes, laminent progressivement les concurrents. La chaleur, fait tourner les têtes et pour certains, les boyaux.


Km 32. Nous voilà au barrage de Guerlédan. Jusqu’ici tout allais bien pour moi. Seulement voilà… Des problèmes gastriques vont sérieusement calmer mes hardeures. Je n’arrive plus à m’alimenter. Il faut absolument que je continu a boire au risque de me déshydrater sévèrement… Probablement la conséquence d’un départ trop rapide (j’ai puisé dans les réserves et le fait d’avoir ingurgiter plusieurs barres et gel énergétiques, riche en Glucide, me provoque une saturation en sucre).

Mais le soleil va être mon allier aujourd’hui. Je supporte très bien les fortes chaleurs… Contrairement a la majorité des mes concurrents. Cette après midi sèche et chaude, épuise les organismes et oblige à boire. Une perte d’eau entraîne une diminution de l’efficacité neuromusculaire et une élévation de la température interne du corps. Un coureur perd environ 1,5 à 2,5 litres d’eau par heure lors d’une grosse chaleur.


Les kilomètres passent. La température épuise rapidement les réserves d’eau et La répétition de petites montées et descentes, laminent, un part un, les concurrents. Je suis a mon avantage et Je réussi, pourtant le ventre vide, à gagné quelques places.


Km 48. Dernier ravitaillement. Nous rejoignions par l’écluse, la rive opposée du lac en Direction des forges. C’est la dernière ligne droite… 7 km à résister, à lutter pour conserver ma place dans les 100 premiers. Et cette fin du parcours je la connais, pour l’avoir repérer lors d’un entraînement. Malgré le peu de jus qu’il me reste, je résiste, au mental. Les derniers kilomètres s’égrainent et nous voila dans la descente qui nous mène a l’arrivée. Une pente assez technique, boueuse parsemée de racines et  de roches glissantes. J’y gagne même 7 à 8 places, jusqu'à la traversé de la seul et unique rivière du parcours.


Après 6 H 42 minutes et 24 secondes d’effort, la ligne d’arrivée me tend les bras. Je termine 92 ème sur 750 participants et 581 arrivants.


…Prochaine Objectif : The North Face Courmayeur-Champeix-Chamonix le 29 Aôut Prochain… Traverser trois pays… L’Italie, la Suisse et la France…pour 100 Km et 5600 mètres de déniv + !