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Trail de Moncontour
12 kilomètres pour 632 mètres de Dénivelé positif



Avec 75% de sous-bois, 25% d’asphalte,

7h45
Il fait encore nuit. J’arrive sous la pluie et le vent à Moncontour (petite cité des Côtes d’Amor cernée de remparts et entourées de monts, située à quelques kilomètres de LAMBALLE).
Je vais directement au retrait des dossards et je demande à voir le médecin de la course car j’ai oublié mon certificat médical. Sans ce dernier, je ne peux m’inscrire et donc courir. On me dit que le docteur n’est pas encore arrivé mais ne devrait pas tarder. Alors j’attends patiemment.


8h20
Le jour se lève. Toujours aucune nouvelle du médecin. Personne ne l’a encore vu, elle serait apparemment sur le point d’arriver.
En attendant je décide d’aller me changer : ça sera toujours ça de fait.

8h30
Je retourne au retrait des dossards. Toujours pas de nouvelles du médecin.
L’angoisse commence à monter. J’espère que je ne suis pas venu jusqu’ici pour rien.

8h45
Le départ est dans une petite demi-heure et je n’ai toujours pas de certificat médical, je ne suis toujours pas inscrit, et j’ai encore moins commencé l’échauffement.
Le médecin se pointe enfin. Elle me demande pourquoi je n’ai pas de certificat avec moi, si je suis un habitué de ce genre d’épreuve, d’où je viens… Je lui réponds que je viens de Caen, que j’ai tout simplement oublié en préparant mes affaires d’emporter avec moi mon certificat et que oui je suis habitué à ce type de course.
Elle me prend la tension : 13,4… Sort son carnet de certificat ; me demande mon nom et prénom…Une signature et me tend enfin mon passeport pour l’épreuve. Une heure d’attente pour une simple prise de tension.
Je retourne vite aux inscriptions retirer mon dossard : 1646 : validé.

09h00
Vite ne perdons pas de temps. Il me reste plus qu’un tout petit quart d’heure pour m’échauffer.
Après quelques longueurs et quelques tours de stade, je rejoins comme tous les concurrents la ligne de départ. Nous serons 214 au départ de cette course.


 

9h15
Le coup de pistolet est tiré, je déclenche mon cardio, Ca y est c'est parti!
La course commence par un petit tour de stade, histoire d’étirer le peloton, car derrière il y a 1,5 Km de descente dans les rues abruptes de Moncontour.
Le rythme est assez soutenu pour un départ et les premiers creusent vite l’écart avec le reste du peloton. Je suis venue ici pour me placer, alors à la sortie du stade je pousse une petite accélération afin de vite recoller les premiers concurrents. Je dévale la pente à grandes foulées.

Mais mon début de course reste prudent. Car même s’il n’y a que 13 Km, une petite défaillance me coûterait cher au classement.
Je fixe donc mon rythme cardiaque entre 161-168 pulsations. Le peloton est déjà très étiré. Après avoir avalé la partie asphaltée, nous nous dirigeons vers les sous-bois. Le terrain est très gras.
Première montée et le palpitant s’accélère. Certains coureurs commencent déjà à payer leurs gros efforts du départ et j’en profite donc pour doubler 4/5 concurrents.

Les Kilomètres défilent lentement. Les conditions météo sont très mauvaises (il pleut, la boue est assez épaisse et le vent souffle des rafales à plus de 85km/H) ce qui rend le parcours très technique. Mais pour l’instant, pour moi la course se passe plutôt bien.

Nous entamons maintenant la deuxième petite portion d’asphalte. J’en profite pour reprendre un peu de souffle comme la plupart des coureurs. Surtout le concurrent qui se trouve devant moi (il s’est arrêté, tordu en deux : le pauvre, il est en pleine digestion. Je lui demande au passage s’il a besoin d’aide. Il me dit que ça ira. Alors je poursuis ma course.

 
Sur les hauteurs, le vent souffle très fort et la pluie redouble d'intensité. Traverser les prairies boueuses, enchaîner les montées, ce trail est vraiment sympa.  


Nous sommes maintenant à mi-course. Je tiens bien à distance mes poursuivants. Mais les deux coureurs qui me précèdent me tiennent eux aussi à distance.
J'hésite à accélérer pour rentrer, au risque de me mettre dans le rouge.
Je profite d’une grande descente pour les recoller.
Mais je ne resterai avec eux que quelques minutes
Car leur rythme est trop soutenu.

KM 10
Nous entamons une grande descente à travers bois direction Moncontour. Le terrain est très gras et accidenté : grosses roches, racines cachées sous un épais manteau de feuilles mortes, le tout enrobé d’une belle grosse boue bien épaisse.
Je lève légèrement le pied dans ce sous-bois car je n’ai pas envie de déraper. Seulement voilà, je ne vois plus aucun concurrent : ni devant ni derrière. Pas même un signe de balisage. Je m’arrête : ça y est, j’ai raté le parcours. Je fais donc vite machine arrière, mais je vois arriver face à moi mes deux poursuivants. Mince je ne me suis pas trompé, mais au lieu de ça je me fais rattraper…

KM 11
Nous longeons une rivière. Le chemin est étroit et je sens, coller à mes pas, mes deux poursuivants. Je ne veux pas jouer le lièvre, alors je les laisse passer.

Nous entrons dans Moncontour. Les rues sont très pentues et le palpitant s'emballe 180-185. J’essaie de revenir sur mes deux adversaires, mais je ne sais pas combien il me reste à parcourir même si je sais que nous ne sommes plus très loin de l’arrivée.  Alors je les laisse à distance et je tiens mon rythme pour être sûr de conserver cette place. C’est devenu mon unique objectif. Seulement voilà, un autre concurrent me rejoint au bout de la montée : Je ne me laisserai pas faire mais je le laisse espérer. Et donc me rattraper. Nous courons le dernier kilomètre ensemble.


Il reste moins de 500 mètres pour franchir la ligne d’arrivée. Je lance alors une grosse accélération, laissant ainsi sur place mon adversaire. Je passe à fond le dernier talus très boueux et je boucle au sprint le demi-tour de stade.
Le speaker annonce mon arrivée :

1h04 et 14 secondes, je me classe 15e sur 177.